J’aime co bin les bras d’une Grand-Mère


J’aime co bin les bras d’une Grand-Mère. L’enfant porté, menu, écoute dans le décor.

La Grand-mère nomme les éléments, éveille les sens de l’enfant.

Du fond du jardin, elle montre les arbres, les prairies, les bois et le ciel à l’horizon.

Elle nomme les chants d’oiseaux, la moto et le tracteur qui passent.

D’étonnement, le visage de l’enfant va de la Grand-mère au paysage, les grands yeux demandent qui est quoi, les grands yeux mesurent l’espace, l’amour et l’accent mis sur ce qui est regardé.

La Grand-mère et l’enfant ne font qu’un dans cette vie qui descend et cette vie qui monte, il faut le porter un peu jusqu’à demain.

Je ne pense pas que l’on tombe, on est juste déposé. Et l’on devient pesant au contact de la terre.

On perd le souvenir des bras qui serrent l’enfant, mais en fermant les yeux, on garde en mémoire, le timbre de la voix chaude qui se dépose sur le cœur, comme une main apaisante au contact de l’épaule.

Pour cacher le néant, pour couvrir l’infini, la Grand-mère a fermé le paysage en bornant sa beauté et son mouvement      .

Elle n’a pas menti, elle a rendu la découverte du monde plus douce.

Ah la rejoindre dans l’éternité pour être à nouveau porté sans néant, sans infini, juste devant un paysage qui rassure.

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