AIGUILLAGE


Aiguillage
Aiguillage

Bonheurs qui se touchent, seuls, par l’esprit osent des paroles libres à l’ombre des chaînes docilement choisies.

Illuminé dans la clairière par le soleil de l’autre, les ponts technologiques sont là, on s’y habille de textes, se cache, politiquement, correcte, sans que les maux ne passent la porte de la bouche.

La vie construit des murailles autour des cœurs qu’ils heurtent en éclats de tristesse.

Les fenêtres du passé envoient des courants d’air, des bouffées d’images.

Des voix, des pas, des cages d’escaliers se fossilisent dans le souvenir d’un temps qui s’éloigne.

Tout est là séché, en suspens et ne demande qu’à revivre, comme le thé.

L’humidité de l’émotion suffit.

Faut-il éviter les vieilles balises, se vautrer vers le futur dans une course de perdu ?

Séduire en promettant l’éternité ? Alors que la vie n’est qu’un moment sans poignées !

Quand nous heurtons les vieux instants que nous avons chéri,

Est-ce que l’on cherche soi ? Est-ce que l’on cherche l’autre ?

Qu’a-t-on donné avant de prendre ?

L’esprit va plus vite que le corps, à désir satisfait, l’hydre repousse, plus loin, plus fort.

Faisant de nous à la fin, rarement des sages, souvent des noyers

HILDEBRAND QUEVIER

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