Du bois mort ?


A force de travailler pour la mort le menuisier finit par lui ressembler.A l’heure de la sieste, il dort étendu sur une planche supportée par deux chevalets, le menton levé, ses grosses pattes jointes sur l’estomac. A peine le voit-on respirer.Les mouches elles-mêmes s’y trompent.La planche est étroite,s’il bougeait il tomberait; s’il tombait, il mourrait.

Nicolas Bouvier – L’usage du mondeNicolas_Bouvier

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